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13 juil. 2012 - Dossiers

Existe-t-il encore des zones de croissance ?

Le pessimisme règne en maître sur les marchés actions. La crise de la dette dans la zone euro focalise toutes les attentions. La fragilité de la reprise américaine inquiète. Le ralentissement chinois fait craindre une perte de dynamisme dans les pays émergents. Une vision très négative de la situation que ne partage pas Nicolas Bouzou, président du cabinet Asterès. Cet économiste souligne, au contraire, l'existence même d'une croissance mondiale que bon nombre d'intervenants semblent oublier.

 

Nicolas Bouzou, la zone euro connaît d'importantes difficultés. Peut-elle basculer dans la récession ?

Je pense que, cette année, au niveau de la zone euro agrégée, la croissance se situera entre 0 et 0,5 %. En revanche, certains pays du Sud de l'Europe seront en récession. Quant à la France, deuxième économie dans cette partie du globe, elle se trouve dans une situation un peu tangente, aux alentours de zéro. Enfin, l'Allemagne pourrait voir son PIB progresser de 1 %. Donc, quoi qu'il en soit, les prévisions sont faibles.

Aux Etats-Unis, les dernières statistiques montrent que la reprise n'est pas si solide qu'espéré. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Non, parce que, malgré tout, les Etats-Unis connaissent une reprise et bénéficient d'une croissance qui devrait se situer autour de 2,5 % cette année, un chiffre tout à fait correct. Il est vrai que certaines données déçoivent, à l'instar des créations d'emplois. Cependant, la première puissance économique mondiale a évolué de manière très positive ces dernières années. On peut notamment noter un regain de compétitivité industrielle, y compris dans des secteurs comme l'automobile, qui permet aux exportations de repartir. Je suis donc plutôt positif pour les Etats-Unis.

Pour exporter, les Etats-Unis ont besoin d'autres continents en croissance. Le ralentissement chinois est-il, selon vous, révélateur de la fin du dynamisme des pays émergents ?

Pas du tout, les pays émergents sont en forte croissance structurelle. Toutefois, dans tous les processus de développement économique, des déséquilibres se créent et il faut les corriger à un moment ou à un autre. C'est un peu ce que les économies du Sud-Est asiatique (Indonésie, Malaisie et Philippines) ont connu à la fin des années 90. Cela s'est traduit par des récessions durant deux ans et, si l'on prend l'exemple de l'Indonésie, elle connaît aujourd'hui une croissance économique vraiment forte. Un tel scénario est aussi envisageable pour la Chine.

La Chine est toujours mise en exergue mais peut-on aussi parler de pays émergents sur d'autres continents que l'Asie ?

Bien sûr, dans les pays émergents, il ne faut pas oublier d'inclure l'Europe de l'Est, le Maghreb et la moitié de l'Amérique latine. C'est d'ailleurs ce qui fait la différence entre l'époque actuelle et la crise des années 1930. Aujourd'hui, nous bénéficions d'un formidable pôle de croissance. Les pays émergents représentent désormais la moitié de l'économie mondiale en termes de PIB. C'est donc là que se trouve la plus forte capacité d'épargne et d'investissement.

Cela signifie-t-il que vous êtes positif sur les perspectives de croissance mondiale ?

Absolument, la croissance mondiale reste relativement forte et certains indicateurs sont très encourageants. Il n'y a jamais eu aussi peu de personnes pauvres dans le monde qu'aujourd'hui. Le revenu moyen de la population n'a jamais été aussi élevé, et ce, grâce à l'essor des pays émergents. Je suis persuadé que cette tendance va se poursuivre. Nos vieux pays développés peuvent donc trouver des relais de croissance par le biais des investissements ou des exportations dans les émergents.

D'un point de vue boursier, doit-on, en priorité, s'intéresser aux valeurs qui ont une présence à l'international ?

Les chiffres le montrent. Les groupes les plus résilients sont ceux qui réalisent les deux tiers de leur chiffre d'affaires en dehors de la France, et notamment dans les pays émergents. Il en résulte d'ailleurs un phénomène très perturbant pour l'opinion publique : la situation fondamentale des grandes sociétés s'est déconnectée de l'environnement commercial et financier des petites entreprises qui restent très centrées sur leur marché intérieur.


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